LCDM

La Miss a son Bœuf

 

6 fois, tourne, tourne, ta langue sur mon délice

9 fois, tourne, tourne, ta langue sur mon délice (156)

(75) La ronde triste

finale

Je marche, marche au ralenti dans le parc des noisetiers. D’un pas douteux, je ne choisis aucune direction. C’est certainement cette musique que j’écoute au casque, et au thème incertain, avec comme instrument un piano qui me guide. Je tourne en rond, parcours ce parc de long en large et en diagonale. Mes yeux pleurent et je sens un goût amer dans ma bouche. Est-ce le vent ? La poussière ? Je ne sais pas. Je suis triste, sale et seul dans ce parc, il fait froid. (189)

(74) Bien l’au revoir

au revoir

Je m’appelle Lionel et je suis informaticien. Je souffre de trouble de l’humeur sévère et à l’extrême sans traitement.
Je peux être euphorique, mégalo, ne plus dormir et travailler d’arrache-pied tel un dingue à l’extrême, comme dormir 24 heures sur 24.
Avant, cela ne me dérangeait pas du tout, mais à 26 ans, j’ai craqué et commencé mes stages d’hospitalisation en établissement psychiatrique à répétition. (426)

(73) Mes phases maniaco-dépressives

Mes phases maniaco-dépressives

Ma première phase maniaque fut certainement en classe de CM1. J’étais un vrai cancre, mais un jour, je me suis épris d’une vive boulimie de travail. Moi, Lionel, le dernier de sa classe par excellence, turbulent, je-m’en-foutiste, va du jour au lendemain, être dans une euphorie surdimensionnée. Cela était clair, je devais dégommer le premier de la classe, non pas par des coups, mes par mon intelligence alternative. Malheureusement, pour un petit écart de conduite, je ne fus que second de ma classe. J’étais content, heureux, mais qu’à moitié. Je dois reconnaître que sur le coup cela fut un choc de ne pas avoir la première place.

(129)

(72) Le face à face avec mon amour de psychologue

psychologue

Elle m’invite dans son bureau pour mon entretien ultime. Je m’assois sur une chaise en face d’elle et scrute ses yeux avec amour. D’un air stressé, je lui explique que je ne sais pas par où commencer.
– Monsieur Belarbi, commencez par le commencement, me rassure-t-elle.
Je débute par le plus lourd.
– Et bien, je suis le fils d’une mère algérienne et d’un père russe. Mon père a refusé de me reconnaître à ma naissance, lançant un ultimatum à ma mère. Elle devait avorter pour rester avec son très riche fiancé ou dégager avec le bébé, moi. En tant que femme battante et désirant à tout prix un enfant, elle a choisi de me garder et d’abandonner la richesse. (162)

(71) Rendez-vous avec ma psychologue adorée

psychologue

J’ai eu l’honneur d’être en consultation avec la plus belle des cougars que j’ai eu la chance de contempler, mais aussi la psychologue la plus efficace. Cette consultation aura duré une heure. J’avoue avoir été bien stressé en face d’elle, car je ne savais pas quoi dire et surtout par où commencer. (239)

La 8e saison en établissement psychiatrique

en établissement psychiatrique

Cette fois, j’ai creusé jusqu’au noyau terrestre. Je souffre d’avoir quitté ma femme, mais c’est bien plus sûr pour elle et moi. Nos pathologies mentales sont incompatibles. Je risquai de la tuer sans le vouloir et de me donner la mort ensuite. (186)

(68) La 7e saison et (69) ben… heu ? 69 quoi

thérapie

L’hospitalisation fut très courte, 3 jours. Mon cher psychiatre m’a laissé le temps de réfléchir si je souhaitais partir au plus vite et de suivre une thérapie à l’hôpital de jour qui consiste à faire acte de présence la journée aux Noisetiers et rentrer le soir chez soi. Cela permet de se lever le matin et d’avoir une vie sociale du lundi au vendredi. J’ai bien sûr comme un con accepté afin de revivre avec ma femme dans un hôtel miteux ; grossière erreur… (164)

Quatrième partie (67) une semaine avec ma femme – jeu de mort

suicide

J’aurai tenu une semaine avec ma femme. Comme je passe mon temps à dormir au lit et à déprimer (phase dépressive de ma bipolarité), elle passe son temps chez les voisins et me laisse tomber. Du moins, c’est ce que je me suis mis dans la tête. (165)

Préliminaires sérieux IV – Livre de Mort

livre de mort

Décidément, cet essai devient un sous-marin de guerre qui essuie des tirs de tous les côtés, et qui sombrent au plus profond d’une mer sanglante.

Je vais dans cette 4e partie saborder mon appareil de guerre et vous avec. (175)

(64) (65) (66) La quille ? Mon cul… Sortie sous haute surveillance

Sortie

(64) Au revoir les fous ? Pas tout à fait. La Sortie.

Eh oui, nous sommes surveillés et nous avons le privilège de recevoir à la maison une infirmière pour nous faire une injection toutes les quatre semaines. Terminé l’automédication ou l’arrêt du traitement. C’est ça ou l’hospitalisation d’office.

L’injection, je ne suis pas contre, mais pas dans mon cul.

(120)

Meurtre psychiatrique

Meurtre psychiatrique

//Histoire vraie – Meurtre psychiatrique // Note de l’éditeur de ce blog. L’anonyme qui a envoyé cette information n’a pas souhaité mettre de photo. J’en suis désolé. Trop choquantes. De plus, l’appareil photo était intégré au téléphone.

(Merde, grillé ^^)

Hier soir, à 0 h 18, un téléphone portable de type LG est retrouvé sans vie sur la moquette du salon 124, les membres décrochés en quatre parties bien distinctes. (180)

Tronc humain sur la route

Tronc humain

Il fait froid, la route est glissante, je m’engouffre dans un noir profond, puis j’aperçois un homme me faisant signe de m’arrêter. Je vois des morceaux de viande sur la route, est-ce un animal ? Puis j’aperçois un tronc humain, et cette musique pile poil au moment voulu. Coincidence…

(181)

Myléne Farmer – Psychiatric

Psychiatric

« I am a human being
I am not an animal! »

It’s easy this time
To loose my mind
It’s easy this time
To loose my mind

Psychiatric
Psychiatric
Psychiatric

It’s easy this time
To loose my mind
It’s easy this time
To loose my mind
(126)

Syndicat des Psychiatres Français

syndicat psychiatres

Promouvoir la spécialité psychiatrique est la vocation première du SPF, le Syndicat des Psychiatres Français. Ce sont là la force et la responsabilité majeure de cette formation de rassemblement et d’union des psychiatres, qui représente et défend leurs intérêts professionnels, tous modes d’exercices confondus (exercice libéral, public ou associatif). http://www.psychiatrie-francaise.com/ (122)

Un jeune de 18 ans poursuivi par la justice pour ultra violence dans le métro

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Un jeune de 18 ans sera jugé pour trois agressions dans le métro le 1er avril. Un vrai casse-tête pour les juges face à quelqu’un qui a grandi entre « maison de correction » et hôpital. Et que les policiers ont amené vingt fois aux urgences psychiatriques ces deux derniers mois. http://www.lavoixdunord.fr

Le 3 février, il a donné un coup de poing au visage d’un passant dans les couloirs de la gare Lille-Flandres. Le 10 février, c’était un coup de pied dans le métro à la station Rihour. Le 16 février, à nouveau à la gare, il s’est avancé vers une patrouille de police, un cran d’arrêt à la main. Il a indiqué aux fonctionnaires qu’il venait « de planter quelqu’un à Caulier ».

(123)

Fermeture de la cafeteria des Oliviers – Etablissement psychiatrique

Fermeture de la cafeteria des Oliviers

Pour des raisons de financement, la cafétéria des Oliviers, dans le 95 à Beaumont sur Oise, risque de fermer ses portes. Cette cafétéria est un lieu de vie pour les patients et les familles.

Déjà un week-end sur deux la cafeteria est fermée. Une horreur pour les patients qui ne font que roder dans le parc glacial et les couloir et s’ennuyer à en mourir. (144)

La fin de mon essai vient d’ouvrir une nouvelle catégorie : news psycho

psycho

C’est grâce à vous que je ne veux pas fermer la Psychothèque, elle doit être maintenue en vie. Si vous souhaitez écrire des articles, des news sur la psy, ne vous gênez pas.

Les thèmes sont nombreux je créerai donc des sous catégories pour trier le tout. Il y a beaucoup à dire sur la psy en générale

(154)

(63) La quille – Au revoir les fous

(63) La quille - Au revoir les fous

Enfin le jour tant attendu ! En ce 9 mars 2014 nous quittons nos amis les fous, ma femme et moi pour signer le bail de notre nouvel appartement. Nous sommes enfin dans une situation moins précaire et donc moins de pression. Les jours passent et aucune tension entre nous ; nos traitements sont efficaces. Pour l’instant, je travaille à la maison à mon compte en tant qu’informaticien et webmaster. Je gère quelques sites internet pour gagner un peu plus d’argent afin de nous faire quelques plaisirs avec ma douce : restaurants, cinéma, etc.

En bref, nous vivons enfin le vrai bonheur.

Au revoir les fous (150)

(62) La leçon

leçon

Je dois accepter ma maladie mentale. J’aurai besoin d’un traitement à vie pour mon trouble maniaco-dépressif et un suivi pour ma violence quand je mélange l’alcool et médicament. En suivant mon traitement, je suis un homme tout à fait normal et avec la chance de ne pas avoir trop d’effets indésirables. Je prie Dieu pour que ma femme fasse de même en suivant son traitement, sinon je serai obligé de la quitter pour sa sécurité. Je ne supporterai pas ses bouffées délirantes et de la frapper à nouveau. J’aurai trop de la peine de rompre avec elle, mais elle restera en vie. (147)